– Bonjour Stéphane, pour commencer cet entretien, voudrais-tu s’il te plaît te présenter à nos lecteurs ?
Oui bien sûr. Je me prénomme Stéphane, j’ai 46 ans, je suis aveugle suite à une naissance prématurée à 5 mois et 5 jours en 1978. Ce problème de cécité des prématurés est connu mais avant 1985 on n’avait pas encore compris que la couveuse et l’oxygène pouvait en être la cause. Il y eu beaucoup de cas comme le mien dont notamment celui de Gilbert Montagné.
Au niveau de ma scolarité j’ai suivi un enseignement spécial pendant 12 ans (2 années en maternelle, 6 en primaire et les 4 premières années du secondaire) à l’I.P.E.S : «Institut Provincial d’Enseignement Spécial» de Ghlin; aujourd’hui devenu «C.P.E.S.M» : «Centre Provincial d’Enseignement Spécial de Mons», au sein de la section «TTBC», c’est-à-dire, «Travaux Dirigés de Bureau et Comptabilité», où cela c’est relativement bien passé.
Ensuite, entre 96 et 98, comme cet établissement ne proposait pas de classe au-delà, je me suis orienté vers un cursus au sein des “E.T.H de Saint-Ghislain“, en section «Administration Publique», un établissement normal, où j’étais le seul aveugle sur 1.700 élèves, et cela s’est vraiment bien passé aussi. À partir de 99 j’ai complètement changé de voie pour m’orienter vers l’informatique. J’ai fait une formation en cours du soir comportant 6 modules au Collège Franciscain de Tournai, où j’étais le seul aveugle sur 3.500 élèves. C’était une formation d’informatique générale, Windows, Word, Excel, Access, et Internet.
J’ai eu quelques problèmes avec Excel et Access, puis j’ai dû sauter le module PowerPoint qui, à l’époque, n’était pas du tout accessible pour moi.
À partir de ce moment je me suis vraiment concentré sur tout ce qui est technologie par et pour déficients visuels. J‘aime procurer mon aide à d’autres personnes aveugles qui en ont le besoin, dans les domaines tels que l’informatique, internet, la téléphonie mobile, le multimédia (Principalement son aspect “Audio”!), les nouvelles technologies (Connectées ou non), ainsi que le matériel adapté et / ou adaptable, et ce de manière totalement bénévole afin qu’un maximum de personnes en difficultés puissent accéder à un éventail d’outils le plus large possibles.

– Mais comment fais-tu bouillir la marmite si tu n’as que des loisirs ?
En Belgique les aveugles reçoivent de la part de l’état une A.R.R : « Allocation de Remplacement de Revenus », et une A.I « Allocation d’Intégration ».
C’est vrai que ma vie, comme celles de tous les aveugles, est compliquée. Mais j’ai un avantage en étant aveugle de naissance : je n’ai aucun regret puisque je n’ai jamais connu que cette situation alors que quelqu’un qui va devenir aveugle après des années de vie normale aura beaucoup de mal à gérer sa situation car il va constamment se souvenir de ce qu’il voyait avant sans pouvoir vraiment en faire le deuil. De plus, à partir d’un certain âge, ces personnes ne peuvent plus apprendre le Braille car elles n’ont pas le sens du toucher inné. Ce sens permet de distinguer les point Braille, leur nombre, leur position etc. mais il peut s’acquérir seulement jusqu’à l’âge de 25 ans. Et de plus cela leur demande une énorme concentration intellectuelle qui devient vite épuisante. Alors que moi j’arrive à lire du Braille sans aucune fatigue.
– Et pour te déplacer, as-tu un chien d’aveugle par exemple ?
Non je ne peux pas car je suis allergique aux poils d’animaux. Mais attention aux idées reçues : le chien guide n’est pas un GPS, il ne va pas t’emmener à d’autres endroits que ceux qui sont habituels. Il va juste fluidifier ton déplacement.
Là non plus la vie d’un aveugle n’est pas simple tous les jours. Lorsque l’on se déplace à pieds avec sa canne blanche et son gilet jaune, il faut faire constamment des efforts neurologiques considérables, et s’il y a le moindre grain de sable sur ton parcours, ne serait-ce qu’un endroit où il y a des travaux tu n’auras plus la sensation que tu avais auparavant et tu te retrouves perdu pendant un moment. Et même les personnes proches ne se rendent pas compte de la difficulté énorme à laquelle tu vas être confronté ne serait-ce que pour parcourir deux mètres.
– Peux-tu me parler de ton activité de webmaster ? Je suppose que ce n’est pas facile du tout de monter un site web sans rien voir de ce qui se passe sur l’écran.
En fait le projet est venu de la formation Internet que j’avais suivie en cours du soir. Le professeur nous avait demandé de concevoir un mini-site web de 3 ou 4 pages mais avec « notre vision » d’Internet. Je lui ai rendu une maquette de site internet d’une vingtaine de pages mais dont la caractéristique essentielle était que lorsque tu cliquais sur une page un fichier son lisait le contenu de celle-ci. Le prof m’a dit qu’il n’aurait jamais osé imaginer cette solution, et de l’appeler le jour où je monterai un site pour qu’il puisse m’aider. Et c’est effectivement grâce à lui que j’ai pu commencer à construire mes premiers sites, car il m’a appris à coder directement en HTML avec l’éditeur de texte Bloc-notes. Parce qu’il faut savoir qu’à l’époque les éditeurs tels que Microsoft FrontPage demandaient beaucoup d’interactions graphiques – par exemple pour placer correctement une image dans une page – qui n’étaient pas possible avec le seul clavier, et LA solution pour moi a été d’apprendre à coder, et c’est comme cela que j’ai pu lancer des sites assez facilement.
A l’heure actuelle je m’appuie sur HTML5 pour tout ce qui concerne les balises audios et cette solution se révèle plus fiable que les anciennes méthodes du style Lecteur Windows Media etc. Et, cerise sur le gâteau, tu peux aussi les lire sur un téléphone mobile.
Le premiers des trois principaux sites que j’ai créé s’appelle DOS Collection.
On peut y retrouver beaucoup de vieilleries logicielles, applications et OS d’antan, et surtout les différentes versions correspondant à ces logiciels, car il y a beaucoup de personnes qui utilisent des systèmes un peu obsolètes et qui recherchent les anciennes versions des programmes qu’ils veulent continuer à utiliser. Il existe bien des sites qui prétendent faire la même chose mais au final ils ne font que proposer les nouvelles versions des logiciels.
Le second site, consacré à la déficience visuelle en général, s’appelle Monochrome Web et le troisième qui est un gros morceau avec plus de 300 GO de données hébergées se nomme Sonochrome Web. Ce dernier site est vraiment consacré à tout ce qui est audio. Il y a mes anciennes émissions radio , énormément de sagas audio de type humoristique et même le podcast “Série Noire Pour Une Canne Blanche” dans lequel une dame raconte les petites anecdotes de la vie d’une personne aveugle.
– Merci Stéphane pour toutes ces informations concernant tes activités. Mais comment es-tu arrivé finalement à t’intéresser au monde Linux ?
Un peu par hasard. Je ne voulais pas migrer sur Windows 11 et je cherchais une solution alternative quand, il y a quelques mois, un ami m’a parlé de Linux Mint mais sans vraiment savoir si je pourrais y avoir accès en l’absence d’outils d’accessibilité. Je me suis donc inscrit sur leur forum, puis sur ceux de Debian Facile et d’Ubuntu. J’ai commencé à y poser des questions qui fâchent et je n’ai reçu que des réponses évasives sauf d’une personne sur le forum de Debian Facile qui m’a parlé de la distribution Emmabuntüs qui était précisément à le recherche de personnes aveugles pour faire des tests. Il m’a alors mis directement en contact avec Patrick et c’est ainsi que nous avons démarré notre collaboration.
– Quelles ont été tes premières impressions d’Emmabuntüs ?
Ce que j’ai tout de suite apprécié avec votre distribution c’est que je n’ai besoin de personne pour installer le système grâce à la vocalisation de l’étape d’installation. Car il n’y a rien de plus frustrant pour une personne aveugle de ne pas pouvoir faire une installation elle-même. Mais là, j’ai réussi à créer une machine virtuelle avec VMware, puis à installer Emmabuntüs dessus, et au départ j’ai réussi à tester la distribution avec cette configuration. Et cela a été une très bonne expérience pour moi, surtout que j’aime en apprendre un peu plus chaque jour.
Et puis c’est enrichissant de pouvoir disposer de plusieurs environnements, car je travaille aussi sous MacOS parce que l’univers Apple m’est totalement accessible.
Il faut dire qu’Apple est une des premières compagnies informatiques qui ait pensé aux personnes aveugles et mal voyantes et qui a réalisé une avancée majeure en 2005 avec VoiceOver. De plus ils ont implémenté la revue d’écran dans tous leurs appareil à partir de l’iPhone 3GS, ce qui a permis à une personne complètement aveugle d’avoir totalement accès à son téléphone, son ordinateur, etc. Et pour nous cela a été une énorme avancée car avant nous n’avions que Windows et son lecteur d’écran vocal JAWS qui n’est pas gratuit (comptez entre 1.500 et 2.500 € selon les versions).
– Mais alors pourquoi t’engager avec Emmabuntüs si tu es parfaitement satisfait de la solution Apple ?
Une des raisons est notamment de pouvoir faire fonctionner pas mal d’anciens PC portables que j’ai encore chez moi, et ça tourne parfois au musée, mais qui sont à bout de souffle sous Windows, et puis c’est pour moi une expérience supplémentaire et c’est peut-être un système que je finirai par adopter un jour, vu que Windows 10 a maintenant un avenir très limité.
En fait, pour moi, toute expérience en informatique est bonne à prendre, quelque soit le système, et il faut que les développeurs comprennent que moins il feront d’efforts dans ce domaine, moins ils vont toucher un public qui lui a besoin de ce genre de solution.

– Stéphane pourrais tu développer un peu ta pensée ici ?
Le problème est que l’on a beaucoup de développeurs travaillant sur des distributions GNU/Linux ou autres et qui ne s’intéressent absolument pas au côté accessibilité des systèmes, tant au niveau des mal-voyants que des personnes aveugles, parce qu’ils partent du présupposé qu’une personne aveugle ne peut pas posséder un ordinateur ni, par conséquent, avoir accès à l’informatique. Et malheureusement il y a beaucoup de gens qui partagent ce préjugé. C’est pour cela qu’une partie de mon activité consiste à faire des sensibilisations pour montrer que ce n’est pas parce qu’on est aveugle qu’on ne peut rien faire. Il s’agit surtout de séances de témoignage et de questions-réponses qui visent d’abord les enfants au sein de nombreux établissements scolaires, puis, dans des entreprises ou auprès de futures infirmières / aides familiales, et sont effectuées en collaboration avec les mutuelles.
Et c’est pour moi une fierté de ne pas voir mais de pouvoir faire de l’informatique, de développer des sites internet, accomplir des tâches administratives etc, sans avoir besoin de l’aide de personne.
Et ce que j’ai bien aimé dans mes premiers échanges avec Patrick c’est qu’il m’a dit que le collectif Emmabuntüs avait développé cette version pour mal et non voyants mais qu’il voulait s’assurer qu’une personne aveugle pouvait réellement l’utiliser sans pouvoir être aidée par ses yeux, forcément. Pour moi c’est une très bonne attitude, malheureusement peu partagée. Souvent on remonte des bugs aux développeurs mais ils n’en tiennent pas compte, et donc ce qu’ils ont développé ne sert qu’à donner de faux espoirs.
L’inverse existe aussi d’ailleurs. Certaines applications sont accessibles alors qu’elles ont été développées sans tenir compte de cette problématique. Par exemple le site sur lequel je peux commander mes capsules de café est accessible sans que la dame qui l’a développé l’ait voulu. Mais elle a été contente de l’apprendre. Quand je lui en ai parlé et elle a même fait les améliorations que je lui ai suggérées, en ajoutant du texte aux pictogrammes.
Inversement, j’avais testé un mini scanner de chez Brother qui était assez génial mais fonctionnait avec 3 boutons, chacun avec 2 fonctions et j’avais suggéré au représentant de rajouter un ou deux bips sonores selon la fonction sélectionnée. Malheureusement ma requête n’a jamais abouti.
– Alors que penses-tu du logiciel libre qui permet entre autre d’étudier, de modifier et de partager le code source ?
Oui d’accord, mais alors à la condition que ce soit pas une occasion pour enlever de l’accessibilité. Par exemple, quand Skype a été racheté par Microsoft, bizarrement il n’a plus été accessible. Et maintenant Skype est remplacé par Teams qui est encore plus compliqué pour nous au niveau de la navigation, mais il paraît que pour les voyants ce n’est pas très facile non plus ! Mais on s’égare un peu : Microsoft ne fait pas vraiment partie du monde libre.
– Et Jitsi alors ?
Oui franchement j’aime beaucoup ce moyen de communiquer et je l’utilise de plus en plus car il est tellement facile pour nous déjà de part sa simplicité. J’avais commencé à l’utiliser il y a quelques temps avec un collègue aveugle qui me l’avait présenté précisément parce que Skype venait de disparaître et que l’on ne pouvait plus faire nos réunions de groupe entre 5 et 10 personnes.
Par contre la suite OpenOffice a été longtemps inaccessible et elle commence à peine à l’être maintenant, alors que LibreOffice était beaucoup mieux, à part la première fenêtre où il faut renseigner son nom etc mais cela commence à se résoudre aussi. Par contre Thunderbird – du moins sous Windows – n’offre pas suffisamment d’accessibilité pour nous qui utilisons en priorité un client de messagerie plus que les différents web mails dédiés. Maintenant il faut que je le teste sous Emmabuntüs car on a parfois de bonnes surprises en changeant de système. Et cela pourrait faire partie des raisons qui vont m’amener un jour à n’utiliser que Linux.
D’ailleurs je vais commencer à parler d’Emmabuntüs autour de moi car je constate qu’il y a beaucoup de personnes qui ont des difficultés avec Windows, et ça pourrait justement être la solution dans la mesure où le système est très simple, facile d’accès avec les touches de raccourci.
Il faut dire qu’en Belgique, contrairement à la France, les aveugles ont la chance d’avoir des aides d’État complètes pour tous les outils de type JAWS ou Duxbury pour les embosseuses : tu n’as rien à mettre de ta poche.
Mais tout n’est pas parfait en Belgique non plus : la toute nouvelle gare de Mons a quelques grosses lacunes en ce qui concerne l’accessibilité, comme par exemple les portes qui s’ouvrent vers l’extérieur en haut des escaliers, des manques dans le guidage podotactile ou les bornes d’assistance sur les quais plutôt qu’à l’entrée de la gare.
– Maintenant, comment envisages-tu la coopération entre ta communauté de mal et non voyants avec Emmabuntüs dans le but de l’améliorer encore ?
Je pense que je trouverai encore des fonctions à ajouter en terme d’accessibilité au fur et à mesure de l’utilisation du système, mais je vais commencer par faire des tests plus approfondis en commençant par la très longue liste des raccourcis clavier pour détecter des erreurs éventuelles. Mais encore une fois, le fait qu’on puisse l’installer seul est très séduisant. Je pense ici au contre exemple de ACIAH-Linux qui s’installe sur Linux Mint qui lui ne peut pas s’installer à l’aveugle ! Et en plus quand tu poses une questions ils te renvoient vers des pages web avec des tas de liens qui pour nous sont très compliquées à parcourir et analyser.
– Ce doit être particulièrement chronophage ?
En effet. Mais Patrick m’a longuement parlé de ChatGPT et il est vrai que l’IA nous permet de lancer des recherches … beaucoup plus intelligentes !
J’ai aussi installé sur mon iPhone l’application gratuite Seeing AI, développée par et pour les non-voyants, et qui me permet de lire du texte à la volée en utilisant la camera. Par exemple je le met devant une boite de thé et il me lira tout ce qui est écrit sur la boite. À noter qu’à l’origine cette application a été développée par Microsoft pour IOS !
Par contre il y a une autre application Be My Eyes [‘Soit mes yeux’ en français] qui elle a été développée pour que quelqu’un puisse aider une personne aveugle à distance, lorsque l’intelligence artificielle ne peut pas l’aider suffisamment.
Par contre, pour monter les meubles, je ne me sers pas du plan qui est toujours compliqué, même en visuel.
Je commence par toucher le meuble en exposition dans le magasin, et je me mets le modèle dans la tête. De fait je sollicite beaucoup ma mémoire, comme par exemple retenir par cœur tous les trajets que je dois faire quotidiennement.
– Une des difficulté que j’ai rencontrée avec l’accessibilité est de devoir mémoriser un grand nombre de raccourcis. Comment fais-tu ?
En fait j’en mémorise la plupart mais cela fait partie des choses que je retiens d’instinct. Pendant des années j’ai retenu énormément de numéros de téléphone que je n’ai jamais oubliés puisqu’à l’époque on n’avait pas encore les téléphones mobiles, ni même les téléphones fixes avec les menus. Alors que mon épouse elle, ne connaît pas mon numéro par cœur 😉
– Pour en revenir un peu à l’accessibilité dans Emmabuntüs nous n’avions jusqu’à présent pas eu accès à une embosseuse ni à une barrette Braille. Comment cela s’est-il passé chez toi ?
Tout est fonctionnel. Il a suffit de brancher la barrette Braille sur un port USB pour qu’elle soit détectée instantanément à partir du moment où on a coché le paramètre prise en charge du Braille dans Orca. Pour l’imprimante Braille, alias l’embosseuse, cela a été un peu plus compliqué et Patrick a fait un petit script pour détecter le modèle de l’imprimante connectée et d’installer le pilote correspondant en utilisant le bon chemin. Patrick a encore amélioré son script et je dois refaire des tests, et notamment avec d’autres marques et modèles de barrette.

– Stéphane, est-ce qu’il y a une question que je ne t’ai pas posée mais à laquelle tu souhaiterais répondre ?
Pas vraiment une question oubliée mais je voudrais ici rendre un hommage posthume à une personne qui a énormément compté pour moi. Il s’agit de Luc Van Lancker [NDLR : auteur de nombreux ouvrages sur les langages de programmation (Eyrolles) et il partageait aussi en ligne ses précieux conseils pédagogiques (archives de lehtml.com) ] qui fut mon professeur de la formation internet au Collège Franciscain de Tournai. Il a été, à mes yeux, non seulement un professeur hors-pair (La première chose qu’il m’a dite, lorsque je suis entré dans sa classe a été : “Je suis ici pour t’apprendre mille choses, mais j’espère surtout que tu m’en apprendra dix milles fois plus ! », ceci, bien sûr, par rapport à tout ce qui était matériel adapté, environnements logiciels particuliers relatifs aux personnes aveugles, etc.). Mais il a été aussi et surtout, un excellent ami qui me rendait régulièrement visite, puis le co-webmaster de mes sites internet. Il nous a hélas quitté le 13 Juillet 2022, et sa mémoire restera, à jamais, gravée dans mon cœur;
– Merci Stéphane pour le temps que tu as bien voulu me consacré aujourd’hui et j’espère que nous ferons un long chemin ensemble en compagnie d’Emmabuntüs
Je l’espère aussi car comme je le disais à Patrick dans un de mes derniers e-mails votre collectif a une dimension humaine et un souci d’entraide qui sont vraiment très appréciables car ce n’est pas le cas de tout le monde !
